La Suisse entre l’indépendance énergétique durable et l’opposition des paysagistes

Plusieurs raisons sont à la base de l’orientation de la Suisse vers la stratégie énergétique 2050 pour atteindre la neutralité carbone. A savoir, la hausse importante des prix du pétrole qui provient de l’importation, l’augmentation constante des émissions de CO2 avec cause principale la consommation des combustibles fossiles, l’insuffisance de la production de l’énergie électrique par rapport aux besoins surtout avec la mise hors service des réacteurs nucléaires.

La Suisse vers l’indépendance énergétique durable

Le Conseil fédéral suisse tout comme le Parlement ont développé des perspectives énergétiques et des stratégies pour diminuer la consommation des combustibles fossiles, tout en augmentant la production des énergies renouvelables. Si la nouvelle stratégie énergétique sera mise en vigueur et appliquée convenablement, un changement radical impactera l’économie de la Suisse. Or, le pétrole présente presque la moitié du total de la consommation énergétique, selon les derniers chiffres, 38% des combustibles nucléaires et de gaz et seulement 7% par les énergies renouvelables. La problématique qui se pose actuellement est :

Comment la Suisse puisse assurer un approvisionnement énergétique durable en matière d’économie, d’écologie et de société ?

Face à la crise énergétique que traverse l’Europe depuis 2022, aggravée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le Conseil fédéral suisse a établie deux plans d’urgence : L’appel aux économies d’énergie et la mise en consultation des mesures prévues. L’objectif était de réduire le gaspillage énergétique pour assurer un bon approvisionnement et donc, éviter la situation de pénurie énergétique. Aussi, de se focaliser sur la production énergétique locale par l’exploitation des énergies renouvelables.

La Suisse pour la stratégie énergétique 2050

Depuis l’accident de réacteur Fukushima en 2011, la Suisse a changé sa politique énergétique. En effet, le conseil fédéral a refusé de remplacer les centrales nucléaires lors de l’achèvement de leur durée d’exploitation.  Par contre, il s’est focalisé sur l’économie énergétique, la progression de l’énergie hydraulique et l’encouragement des investissements dans les énergies renouvelables.

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En 2017, une partie de cette stratégie était mise en œuvre par les électrices et les électeurs, qui contient essentiellement l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires sur le territoire suisse et la mise en œuvre des mesures strictes pour réduire la consommation énergétique, en faveur de la minimisation des émissions de CO2 et le développement des énergies vertes et propres. Aussi, la révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité et sur les énergies, tout en appliquant les perspectives de la stratégie énergétique 2050.

L’augmentation du nombre de panneaux solaires en Suisse

Comme résultat à cette nouvelle orientation stratégique, une progression de plus que 25% de la production des énergies solaires depuis l’an dernier. Cependant, certains projets renouvelables ne sont pas les bienvenus dans les cantons ou le paysage a une forte importance, notamment dans les Alpes de Valais.

Des oppositions à des parcs photovoltaïques à Valais

Vera Weber, la présidente de la fondation Franz Weber, dénonce à l’interdiction de l’aménagement du territoire et appelle fortement à la protection de la nature en prévenant que l’interdiction sera stricte : « C’est complètement aberrant de vouloir détruire la nature pour soi-disant la sauver alors qu’il y a tellement d’autres solutions ».

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